L’Ashmole 782 et l’alchimie

Mais où peut-il bien être ?


La Bibliothèque Bodléienne de l’université d’Oxford est l’un des plus grands trésors de l’humanité. Peu après l’ouverture de la bibliothèque aux étudiants, en 1602, un mécène, Sir Thomas Bodley, convint avec la London’s Stationer’s Compagny d’y déposer un exemplaire de chaque livre imprimé en Angleterre. Ces livres étaient entreposés en sécurité dans la bibliothèque et les emprunts étaient interdits. Même le roi Charles Ier d’Angleterre ne put convaincre les bibliothécaires d’enfreindre cette loi pour lui. Aujourd’hui, la Bodléienne compte plus de onze millions de specimens en réserve dont des manuscrits rares et des copies uniques d’incunables.

 

Dès les premières années,  de nombreux dons et cadeaux sont venus enrichir les collections et ajouter au prestige international de la Bodléienne comme lieu de savoir et centre d’études. L’un des premiers bienfaiteurs de la bibliothèque est Elias Ashmole (1617 – 1692). Grand bibliophile et collectionneur, Ashmole était aussi un érudit passionné par l’alchimie. A sa mort, il laissa des fonds à l’université dans le but de construire un musée ainsi qu’une bibliothèque. Dans le musée ont été intégrés ses collections d’objets naturels, de pièces de monnaie et de poteries anciennes ainsi que des centaines de livres et de manuscrits. En 1858, l’intégralité de la bibliothèque d’Ashmole fut offert à la Bodléienne. Les livres ont été catalogués et les manuscrits sont maintenant numérotés et dotés de la désignation « Manuscrits Ashmole ».

 

Un manuscrit dont la description était : « Anthropologie, traité contenant une brève description de l’Homme en deux parties : la première anatomique et la seconde psychologique » a été étiqueté « Manuscrit Ashmole 782 ». Son contenu et sa localisation actuelle nous sont inconnus. Peut-être a-t-il été répertorié dans le catalogue par erreur. Peut être qu’une étude approfondie d’un bibliothécaire révéla qu’il s’agissait en fait d’un imprimé, et qu’il a été envoyé dans une autre partie de la bibliothèque pour y être enregistré. Ou peut être encore a-t-il juste été mal rangé.

 

Des « livres perdus » comme celui-ci réapparaissent régulièrement dans des bibliothèques ou même des maisons de particuliers à travers le monde. Afin de préserver et de protéger des livres tels que l’Ashmole 782, nous devons soutenir les bibliothèques et les bibliothécaires qualifiés qui nous aident à avoir accès aux livres que nous souhaitons consulter. Vous pouvez les aider en renouvelant votre carte de bibliothèque, ou en écrivant à vos élus afin de leur dire l’importance de votre librairie municipale pour votre ville.

Devenez un ami de la bibliothèque Bodléienne ou d’un autre grand centre de connaissances dans le monde.

 

Pour en savoir plus sur l’alchimie.