Conversation avec Deborah Harkness

Rencontre avec Deborah Harkness à la Sorbonne:       

 

 

 

- L’histoire éditoriale          - Les personnages 

 

 

 

 

 

 

L’interview de Deborah Harkness

« Diana, c’est moi » ?

Auteur et écriture

Le surnaturel

 

« Diana, c’est moi » ?

 

Q. Diana est une héroïne séduisante, déterminée, accomplie et pourtant consciente de ses faiblesses. Qu’est ce qui, dans le caractère de Diana, reflète votre propre personnalité ?

DH. Il existe quelques ressemblances : Diana est, comme moi, une historienne des sciences intéressée par l’histoire de l’alchimie, et elle partage certaines de mes passions (dont les émissions culinaires à la télévision, le thé et l’aviron). En fait, tous mes personnages ont un peu de ma personnalité en eux. Je pense que c’est le moyen pour un auteur de créer des personnages imaginaires qui restent crédibles. Le reste de la personnalité de Diana est une combinaison des qualités que j’admire chez d’autres, et de la conclusion de la phrase suivante : « Ce serait génial si une héroïne de roman était… »

Q. Comment en êtes-vous arrivée à vous intéresser aux interactions entre l’alchimie, la magie et la science ? Historiquement, que voyez-vous au carrefour entre la science, la religion et le mysticisme ?

DH. J’ai eu à l’université un merveilleux professeur qui enseignait ces thématiques. Lors du premier cours, il nous a posé la question suivante : « Comment savez-vous ce que vous pensez que vous savez ? » J’ai passé le quart de siècle suivant à tenter de répondre à cette question. Comme le monde est un endroit mystérieux et que nos relations avec autrui ne sont pas toujours évidentes, les gens se sont souvent tournés vers la science, la foi ou la magie pour trouver des éléments de réponses. Ces domaines les aident à apporter des solutions à des questions comme : « Qui suis-je ? » et « Pourquoi suis-je là ? ».